Je ne veux pas avoir 40 ans !

En vrai, j’en ai 39, mais c’est pareil.

L’angoisse de vieillir, elle est bien là. Le mot est lâché.

C’est elle qui me fait pousser ce cri de détresse-coup de gueule ! Elle a surgi cette année, sans crier gare. Et en plus, le mois de mes 39 ans, comme pour me dire, t’inquiète, je t’attends, ne crois pas avoir fait ta maligne 6 ans plus tôt,.. la mi-vie c’est maintenant (O..M..G..).

Surtout que depuis que j’ai changé de vie (6 ans du coup si vous suivez bien), je la croque à pleines dents cette vie. J’en ai même un planning bien chargé ! Entre mon job, ma famille et mes amis, tout va bien (enfin faut pas creuser trop non plus, hein !) mais ça va. Et pourtant, elle a bien réussi à débarquer dans ma vie, cette foutue angoisse, et elle y met le boxon.

Non merci, je vous les laisse les 40 !

Aujourd’hui je me sens coincée entre 2 mondes auxquels je ne veux surtout pas appartenir. En tout cas, pas à 100% : d’un côté, la mère trentenaire qu’on ne voit qu’à travers ses enfants (elle peut pas, elle a enfants) et de l’autre, la femme quarantenaire que les moins de trente considèrent comme dépassée voir déjà vieille (et si elle se néglige en plus, je ne vous dis pas la cata). (Heureusement qu’il y a des contre-exemples ?).

Je ne veux être aucune de celles-là. Et pourtant je suis les deux, il faut bien se rendre à l’évidence. Seulement au fond de moi, je voudrais qu’une troisième catégorie soit tout autant considérée que les 2 autres : la femme qui n’a cessé d’exister. Oui je veux toujours être cette fille qui sort, fait du sport, s’amuse, à ses opinions et ses propres centres d’intérêt. Seulement à l’approche de la quarantaine, il semblerait que seule la tranche 40-55 me voit ainsi (merci <3). Les autres me prennent soit pour une vieille-en-devenir soit pour une mère-auto-centrée-sur-elle-même (ou-ses-enfants). Mais faut-il vraiment qu’on soit toujours catégorisé(e)s ?

Enfin, j’exagère mais à peine.

Et bien, sachez que ça m’angoisse.

Et si vous pensez que je me trompe. Peut-être. Mais peut-être est-ce plus rassurant de penser que je me trompe ? Peut-être aussi. En tout cas, sachez que je suis en train de découvir cette merveilleuse période de transition : j’entends ce qu’on peut dire ou me dire, les sous entendus, parfois à peine dissimulés, ou les phrases en mode provoc.

D’ailleurs, je vous laisse méditer sur cette phrase magnifique, prononcée de façon si peu anodine : « Tu a pris ta mamanmobile ? ». Et bah oui, j’ai pris ma voiture ! Oui j’aimerais bien pouvoir mettre 2 sièges-auto-avec-bouclier dans une Ferrari décapotable, mais CE N’EST PAS POSSIBLE. Alors j’ai acheté une « voiture de parent ». ET OUI. Mais ça ne m’empêche absolument pas d’être sympa, drôle et jolie. Et mes sujets de conversation préférés ne sont pas les enfants et les antirides, mais bien le sexe et les prochains week-ends potes. Mais il faut savoir être correct(e) en société !

Ca dérange quelqu’un ?

avoir 40 ans