Oui j’ai fini par ne plus nous aimer…

 Le 15 janvier 2016, j’écrivais ceci :

« Mon fils me fait perdre pied petit à petit.

Depuis le tout début en fait. Et aujourd’hui il a 21 mois, et je me rends compte de tout ce chemin parcouru comme une descente aux enfers, petit à petit.

Auparavant, j’étais gaie, enthousiaste et plutôt très souriante (même s’il peut y avoir des coups de moins bien). Je le suis toujours mais plus jamais à la maison, ni en famille.

Autant, je suis soulagée de quitter le taf autant j’appréhende l’arrivée à la crèche. Car je sais que ça va basculer. Je vais devoir essuyer des refus permanents même s’il a l’air content de me voir. Et encore, ça c’est parce qu’on n’est pas encore à la maison. A la maison, c’est pire.

Jusque-là, je supportais difficilement les nuits qu’il nous a fait vivre depuis 21 mois. Mais désormais je suis devenue colère et amertume. En plus de supporter de ne pas dormir la nuit, je dois supporter sa mauvaise humeur non stop la journée. Il dit non à tout, même aux choses qu’il veut. Parfois il devient hystérique quand je m’approche, il a des gestes de colère tout le temps, fait mine de me taper ou le fait vraiment. Je ne le comprends pas. Je crois que je ne l’ai jamais compris, en réalité.

Sa propre colère me rend aigrie et amère. Je commence à nous détester tous les deux, lui et moi.

À me détester Moi, parce que je commence à le détester lui, à vouloir le fuir, à appréhender de m’en occuper, et à chercher à éviter de le faire. Et que ça, ce n’est pas un comportement de mère.

A le détester Lui, parce que c’est lui qui me rend comme ça. Je lui en veux. Je lui en veux d’avoir bouleverseé ma vie, de bousiller mon couple et ma petite famille.

Je crois que je ne l’ai jamais vraiment compris. Et je n’ai plus envie.

J’ai juste envie de pleurer. »

la risee

Février 2016 a été un mois décisif : suspicieux d’un problème avec le lait, nous avons supprimé les biberons. Depuis la colère s’est apaisée et les nuits sont devenues correctes sans être transcendantes. J’ai découvert un petit garçon de plus en plus malicieux et enjoué, un brun perfectionniste aussi… et je l’aime d’amour.