« Ça va aller mieux »

C’est sûrement la phrase que j’ai le plus entendue depuis l’arrivée de mon fils : « Ça va aller mieux… ». Alors oui, c’est un sujet. Un sujet récurrent chez moi, parce que ça a été une période très difficile et que je ne m’en remets que petit à petit. Ce billet, c’est aussi pour dire que ça arrive malheureusement et qu’il faut essayer de survivre jusqu’à ce que ça aille mieux… (bon courage et solidarité).

Pour tout vous dire, le « ça va aller mieux » m’a autant agacée qu’il m’a donné de l’espoir pour l’avenir.

ça va aller mieux

Au départ, mon fils ne dormait pas. Quand je dis « pas », je dis réveil toutes les une à deux heures la nuit pour prendre du lait. Et 20 minutes de sieste l’après-midi, grand max. L’horreur ? Je ne vous le fais pas dire, quand on a besoin de récupérer, de se retrouver, de prendre un peu de temps pour soi. Mais bon, c’était un bébé tout neuf et allaité en plus donc il faut patienter.

Soit. Patientons.

« Ça va passer quand ton bébé grandira et qu’il commencera à bouger donc à se fatiguer ! »

Que nenni. Ne vous y fiez pas ! Mon bébé s’est mis à bouger et à réclamer tout autant la nuit et toujours pas de sieste dans la journée. Alors elle est où, cette fatigue ??

Et puis, manger autant dans la nuit nous a mis la puce à l’oreille. Et s’il avait un problème de digestion ? On a pris du lait en poudre « spécial digestion difficile » et on a mis le matelas en proclive.

« Tu vas voir, ça va s’arrêter ».

On a rien vu du tout. Même en attendant une heure avec bébé dans les bras après le dernier repas de la journée (enfin le « soit disant » dernier, car je rappelle qu’on en avait encore 3 ou 4 derrière) avant de l’allonger en proclive (toujours), ça n’a pas été mieux.

« Patience, ça va aller mieux quand il sera assis (idem debout) ».

On l’a assis. Oui je sais, ce n’est pas bien. Mais on n’en pouvait plus. Et puis, il a fini par le faire tout seul, comme un grand. Et bien, vous voulez mon avis, sur les nuits ? C’est un fake aussi ! Comment vous dire que ça n’a rien changé du tout. Les jours comme les nuits. Idem la station debout fut un échec.

Alors on a tenté de le laisser pleurer s’il se réveillait dans la nuit. Et ça a été pire. Non seulement, il a été capable de m’appeler en pleurant une heure durant. Mais en plus, il restait debout dans son lit à attendre qu’on le libère et qu’on lui donne à boire (à ce moment-là, on coupait les biberons avec 50%-75% d’eau). De quoi briser mon petit coeur de maman…

Culpabilité 1 – 0 Parents.

« Bientôt il se déplacera et tu verras ».

Alors encore une fois, on a été bien surpris ! Car le bébé, il a rampé plutôt que faire du 4 pattes. Et on a pu admirer qu’il toussait beaucoup à chaque déplacement. Donc pas mieux, la vilaine toux en plus.

Enchainant les rhumes, conjonctivites et otites et autres mots en « ite », on a fini par une bronchiolite hospitalisée. C’était beaucoup plus sympa, tout de suite. A notre sortie, un médecin de la PMI (merci !) nous a écoutés et entendus, et il a prescrit du Gaviscon entre autre. Mais je n’insiste pas : j’ai fait durer le traitement pendant 2 mois alors qu’il était prescrit un mois. Ce fut inutile.

On peut dire que là on n’en pouvait plus ?

« Il a bientôt un an, il ne va plus tarder à marcher, après ça tout ira mieux, vous verrez ».

Mon fils a marché à 15 mois \o/. On était content tout de même et on a espéré si fort… qu’il ne s’est rien passé : nuits toujours chaotiques avec un peu moins de réveils (enfin 3 ou 4 quand même).

Là, les gens, on a arrêté de nous dire quoi que se soit.

Ils ont dû comprendre qu’ils allaient prononcer la phrase de trop.

Et on a fini par ne plus rien espérer du tout. On a enclenché le mode survie et on a attendu la descente aux enfers petit à petit… jusqu’au jour où on a arrêté le biberon du soir. Notre fils n’avait pas 2 ans. Tant pis pour le calcium et vive le sommeil réparateur ! Wouhhouuu !

Je mettrais quand même un bémol : les nuits ne sont pas transcendantes (aujourd’hui après 2 ans et demi) car un petit garçon vient souvent nous rejoindre mais au moins il ne nous réveille plus (ou à peine). A croire que ce fameux biberon du soir l’irritait beaucoup et que manger permettait de l’apaiser… Enfin saura-t-on jamais…

A mon tour de vous dire que ça passe un jour, mais quand ?

Ce qui est sûr, c’est qu’à 18 ans normalement ça devrait être bon ;).

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